A bout de bras par f.

C’est la plus belle histoire de l’année, écrite à la main. Dans ses bras, dans ses jambes, la main qui descend sur la page. Une cigarette dans les doigts, dans la bouche. Le feutre noir et les ratures bien nettes, j’ai lu l’histoire qui ne se refait pas tant qu’il y a du papier on peut écrire et changer tout. Plus ça avance plus l’histoire devient noire, le papier est sale et le feutre pas sec tâche les doigts, m’en met partout.

Je devrais la raconter cette histoire, à la voix. Plus grand chose ne manque, ne t’inquiète pas, elle dit. Ça va aller de mieux en mieux, petit à petit. Ça manque de sel, vous pouvez me donner du sel et du poivre ? on ne peut pas lui résister. Du reste on ne sait rien, on imagine et on oublie, elle oublie surtout.