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.samedi, décembre 13, 2003
11:48 |
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Très vite les deux mains unissent le frayage de leurs voies sur cet objet inattendu, elles deviennent violentes, soulèvent la terre, l'envoient en l'air, l'enfant oublie le respect où il était de cette terre qu'il découvrait tout en prudence : le trésor ! La terre blonde est écartée salie mêlée à l'autre, la brune, la vulgaire, bientôt il ne restera plus rien d'elle.
Le garçonnet a agrippé la boîte, la porte contre son ventre, la glisse froide sous son polo, se relève, hâtivement piétine le sol qu'il vient de défoncer, efface toutes traces de son exploration.
Le coffret sur le coeur battant.
L'enfant se calme. Le coffret est à lui. L'enfant roux, misérable, retourne aux pavés.
Sa mère secrètement lui avait promis des anges, des anges, un jour tu les verras, pour toi. C'était il y a longtemps. C'était pour des longs temps. Ou ce ne serait pas. Peut-être, ce ne serait pas. Mais elle lui avait confié ça, en secret, caché à tous, à tous. Elle à lui seul, qui murmurait hâtivement, n'était pas même sûre qu'il l'entende mais elle devait le lui dire, ne pouvait s'en empêcher. C'était plus fort qu'elle ce souhait qu'elle faisait pour lui. Sa mère si timide lui parlait alors que ses yeux se fermaient, alors qu'il allait s'endormir. Ma mère.
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.vendredi, décembre 12, 2003
11:23 |
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Maintenant l'enfant ne cherche rien. Ses doigts agitent doucement la terre qui se laisse faire, pourraient rencontrer ver de terre, éclat de verre. Brindille morte. Tiens, la voilà plus sèche, moins compacte, moins dure, l’endroit est donc particulier.
Dans son dos, l'enfant roux re-glisse son polo sous son short.
Pose ses genoux au sol, ses pieds s'allongent comme de petites épaves aux voiles perdues, des épaules du deux dont il dessine la forme s'échappent des bras, des bras longs jusques aux mains, des mains qui concentrent leur attention à cet endroit de la terre, particulier.
Du haut de ses yeux, l'enfant la découvre, cette terre plus, plus rousse et plus blonde, son dos plus rond encore. Ses doigts nagent dans une matière aussi douce que la farine de sa mère pour les gâteaux. Ses doigts imitent les doigts de sa mère. Il enfoncera la rousseur blonde jusqu'à voir où elle va. Ses bras enfoncés presque jusques aux coudes, il pétrit.
Parfois, dans leurs tâtonnements, les mains aveugles se frôlent, se reconnaissent, de la terre plein les pores; un peu nauséeuses, elles s'éloignent alors l'une de l'autre, recouvrent leurs chemins respectifs. L'enfant ne regarde rien. L'enfant ne regarde nulle part. Sont-ce les doigts de la main droite, sont-ce les doigts de la main gauche qui soudain cognent du dur ? Qu'importe. |
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.jeudi, décembre 11, 2003
23:41 |
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Je cite: La carte des gisements d’hydrocarbures dans le monde ne coïncide pas avec celle des régimes démocratiques.
Je cite: La loi du tapage commence par de timides paroles prononcées loin des murs du silence.
Merci Bernard Kouchner. |
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22:21 |
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J'apprends (à la télé) qu'il y a des kamikazes irakiens et de la mafia israelienne J'apprends (une commission théo-dule) Qu'un certain Olivier Bassuet, spécialiste de la Culture Hip-Hop A été entendu, s'est exprimé, a été consulté (ainsi que 220 lycéen/nes spécialistes de faire du nombre) Alors que Guy Mercier et les autres spécialistes du Je ne sais quoi et du Vous savez qui et on dirait Du ne pas y croire Ont élé laissés dans leur état initial (image)
 Obstinément
Au nom des femmes, j'apprends (image)  |
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16:55 |
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Si un fatal devait vous dire de cela qui vient d'avoir lieu : " C'était écrit", répondez : " Cela n'a jamais été écrit, nulle part." Répondez encore que si ça n'a jamais été écrit nulle part, ce qui n'est écrit que nulle part, ne peut qu'être réécrit, quelque part. Aussi, peu de ce qui est écrit nulle part, est-il jamais lu ailleurs que nulle part. Et en tant d'endroits, suis-je en trouble d'espace.
C'est un enfant bien misérable qui met un pied sur la terre, puis l'autre, l'y voilà, s'accroupit, baisse la tête. Le garçonnet aux cheveux roux, au ventre encore bombé, au polo bleu marine à manches courtes. Il y a longtemps, deux trois jours, deux ou trois fois il a dormi, sa soeur lui a montré, extrait de cette terre où il enfonce maintenant les doigts, un ver de terre. Elle lui a dit, quand tu coupes un ver de terre en deux, après tu as deux vers de terre. C'est le miracle des vers de terre, du ni queue ni tête. |
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.mercredi, décembre 10, 2003
.mardi, décembre 09, 2003
.lundi, décembre 08, 2003
18:27 |
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Poésie [toujours]
Aux anciennes gloires ---------------------------------- Chez Thibaudeau ---------------------------------- Annexe de l'Étoile cycliste Duquenne |
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16:58 |
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.dimanche, décembre 07, 2003
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